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GREVE AU COSTA RICA
Que se passe t'il ?



Certains d’entre vous se posent des questions sur la grève qui agite le Costa Rica depuis plus d’un mois.
Je vais donc essayer d’apporter un éclairage le plus objectif possible sur ce débat.

Le Costa Rica fait actuellement face à un déficit qu’il n’a pas connu depuis très longtemps provoqué par une politique de dépense publique qui s’est amplifiée depuis 2014 et qui fait que ce déficit atteint aujourd’hui 6 % du PIB.

Face à cette situation le nouveau gouvernement ( de la même étiquette politique que le sortant) a décidé de ressortir du placard le vieux serpent de mer Costaricien de faire approuver par la chambre un plan fiscal pour résorber ce déficit.
C’est là que les problèmes commencent pour ce gouvernement qui pour résumer et faire simple veut élargir l’assiette de biens ou services imposables au Costa Rica.
Par exemple appliquer la TVA à des services qui jusqu’à maintenant en étaient exempts (architectes, médecins, avocats, etc…….) ou produits (médicaments, écoles privées, etc…..). Nous agents immobiliers étions déjà assujettis depuis de nombreuses années à cet impôt.

Pour nous dans le secteur immobilier il est question d’une taxation de 15 % sur les plus-values immobilières hors résidence principale mais cette mesure fait face à une forte hostilité, nous verrons donc bien si elle reste dans la mouture définitive.
A part çà rien sur les droits de succession ou autre impôt sur le patrimoine.
Donc le Costa Rica restera quoi qu’il arrive un pays extrêmement attractif fiscalement.

Par contre une bonne part de la population costaricienne y voit une attaque contre les classes moyennes et même légèrement défavorisées au contraire des classes dirigeantes et possédantes qui ne seraient pas impactées ou très peu.

Il s’est donc crée un très fort mouvement de résistance depuis le début du mois de septembre, principalement alimenté bien sûr par le secteur public au travers d’une grève quasi générale et de manifestations très importantes où l’on a pu croiser une bonne partie de la classe salariée du public du pays mais aussi de nombreux agriculteurs et commerçants, même des tribus Indiennes se sont jointes.

Il est à noter que fidèle à son image internationale, le peuple Costaricien est resté malgré la colère extrêmement pacifique et qu’aucun débordement digne de ce nom n’a été à déplorer. On a même pu voir des groupes folkloriques en tête de cortège pour l’animation.


groupe folklorique, costa rica

Danseurs folkloriques en tête de cortège

maree_humaine_costa_rica

Marée humaine en plein milieu de semaine




Ce mouvement appelle depuis le début à une négociation avec le gouvernement afin de répartir la charge sur l’ensemble de la population Costaricienne, appel jusqu’à maintenant (19 octobre 2018) non entendu malgré un début de conciliation avec pour médiateur l’épiscopat Costaricien (comme il est souvent de coutume dans les pays latins).

En gros le bloc d’opposition (Trans partis-politiques) appuyé par quelques économistes insiste sur le fait que la plan fiscal présenté une fois approuvé ne règlerait qu’entre 1 et 1.5 % du déficit du pays qui s’élève à 6 %.

Il argue du fait qu’une réforme juste mettrait à contribution des détenteurs de ce que l’on appelle ici les « retraites de luxe », en gros d’anciens directeurs de banque, juges, hauts magistrats, politiques ou autres, tous fonctionnaires publics qui peuvent toucher des retraites pouvant atteindre les 30.000 $ mensuels pour les plus énormes et qui ne seraient pas impactés pas cette réforme.
Les opposants disent qu’une réforme de ces pensions pourrait rapporter jusqu’à 2 % du PIB.

L’autre grand point de désaccord est l’évasion fiscale qui concernerait les grandes entreprises du pays dont certaines ne payent aucun impôt (les grandes coopératives par exemple) ou très peu, ce qui pour le bloc équivaudrait à 8 % du PIB à récupérer donc plus que le trou fiscal du pays.

Voilà pour résumer ce qui génère la grogne du peuple Costaricien qui a l’impression d’être le dindon de la farce et surtout de ne pas être entendu.
Le plan fiscal a été voté en premier débat il y a deux semaines.
Il est maintenant entré dans une phase de vérification de sa légalité par différentes institutions du pays.
Ensuite il reviendra en deuxième débat à l’assemblée, amendé ou non pour être voté définitivement.

Il y a fort à parier que l’histoire n’est pas terminée et que ce plan fiscal va continuer à générer de nombreux remous dans le pays dans les semaines à venir.


Richard Rouzier
Président de Terre de Rêves


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Dernière modification : 20 Octobre 2018
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